Chantiers de transformation

Le digital dans vos processus

Corporate

3 enjeux majeurs pour le département Corporate

  • 28% Suivi de la gouvernance et des délégations de pouvoir
  • 26% Automatiser et fluidifier la rédaction des actes
  • 16% Améliorer la collaboration dans les projets de M&A et de restructurations

Les répondants utilisent en majorité des outils bien implantés sur le marché depuis de nombreuses années. Ils attendent du digital une meilleure maîtrise des risques et de la visibilité de leurs “actifs juridiques” (par. ex délégations de pouvoirs). Un autre enjeu tout aussi important auquel le digital pourrait apporter plus de fluidité est la rédaction d’actes (par ex. automatisation du secrétariat juridique). 

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Contract management

3 principales modalités actuelles de contract management

  • 32% Contrats en version papier / word et archivage manuel
  • 29% Echange et collecte de contrats par mail
  • 27% Existence de templates sur des bases communes (GED, drive, sharepoint…)

Il existe une grande diversité des pratiques sur ces sujets mais on constate néanmoins toujours une dominante de contrats papiers, de l’archivage manuel et des échanges des contrats par email. Pour ceux qui ont intégré une dimension digitale dans leur gestion des contrats, ils vont rarement jusqu’au bout de la démarche: seuls 3,2% ont des répondants ont entièrement dématérialisé leurs contrats et disposent d’un processus de signature électronique. Enfin,  seuls 8% ont un logiciel de contract management déployé au niveau de l’entreprise. 

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Gestion des contentieux

Utilisation d’outils spécifiques de suivi et gestion des contentieux utilisés :

  • 67% Non
  • 26% Oui

67% des répondants n’utilisent pas d’outil spécifique en matière de contentieux. Cela peut être expliqué en partie par le fait que la gestion des contentieux est souvent externalisée auprès de Conseils.  Néanmoins, ils reconnaissent que sur ces sujets ils ont peu de visibilité et souhaiteraient être mieux outillés pour cela (mise en place d’outils de reporting systématique des réclamations clients et pré-contentieux permettant la remontée d’informations à la direction juridique).

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A terme, une adoption généralisée du digital aura des conséquences significatives sur les tâches manuelles ou administratives actuellement effectuées par les juristes afin de leur permettre de se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée (par. ex. analyse, valorisation du knowledge management, négociations… etc.).

Veille juridique : une approche classique

On constate aujourd’hui que les sources permettant aux directions juridiques d’anticiper les évolutions législatives et réglementaires sont diverses mais consultées dans les mêmes proportions.

Plus particulièrement concernant la conformité aux réglementations anti-blanchiment et anti-corruption, il existe une certaine maturité des directions juridiques sur ces enjeux à travers la mise en place de chartes d’éthique, de codes de conduite, d’audits fournisseurs et de formations en ligne. En revanche, peu de répondants ont mis en place la totalité des procédures spécifiques permettant d’être en conformité avec Sapin II (notamment procédures d’évaluation régulières, dispositif d’alerte interne, dispositif de suivi…).

De manière générale, les répondants souhaitent plus de formations en ligne (volonté de pédagogie envers leurs partenaires internes), la réalisation d’audits fournisseurs dans la continuité de la relation commerciale et veulent maintenir l’accompagnement par des conseils juridiques.

GDPR – General Data Protection Regulation

Vos priorités en matière de Data Privacy

Les chantiers de mise en conformité GDPR que sont en particulier (i) la réalisation d’une cartographie des risques et (ii) la mise en place de « process » adéquats sont encore des enjeux d’actualité pour près de la moitié des répondants. En effet, malgré la diversité des intervenants sur ces chantiers, les juristes conservent un rôle important dans la définition du cadre organisationnel et de la gouvernance de la conformité GDPR.  Toutefois, la mise en place d’un dispositif de réponses à incidents n’est pas une priorité aujourd’hui, ce qui est en phase avec la maturité constatée chez nos clients sur ces sujets.

Quant aux outils déployés à ce jour afin de sécuriser les données, ils consistent essentiellement en des  solutions de chiffrement (29%) ou en des  solutions d’anonymisation et pseudonimisation (19%). Néanmoins, 15% des répondants n’ont pas connaissance d’outils déployés pour sécuriser les données (cela pourrait aussi être dû au fait que ces sujets sont, en fonction des organisations, du ressort d’un DPO ou de la DSI et non exclusivement de la direction juridique).

Les outils digitaux qui pourraient faciliter la démarche de diagnostic et de mise en conformité à la GDPR

Les attentes des directions juridiques sur le digital dans les projets de mise en conformité GDPR sont importantes mais également cohérentes avec l’état d’avancement de ce chantier. On remarque ainsi que les répondants sont actuellement, principalement, dans une phase de sensibilisation de leurs collaborateurs et des divers intervenants de l’entreprise ce qui explique que les solutions d’e-learning soient sollicitées à hauteur de 37%.

La maîtrise et la sécurisation des données est la seconde priorité (notamment face aux questions de localisation des flux, d’identification des sources/destinataires, de la gestion des habilitations et du contrôle sur les données non structurées). Elle devance toutefois de peu le besoin d’intégrer du « privacy by design » (notamment via des solutions automatisées de gestion de projet) et la collecte d’informations sur la mise en conformité dans le cadre des diagnostics GDPR (via des  outils de workflow et questionnaires) qui sont des besoins tout aussi importants.

Gestion des talents

Les profils recherchés par les directions juridiques

Les profils recherchés par les directions juridiques demeurent assez classiques. Notamment, les directions juridiques n’envisagent pas encore d’engager des doubles formation ingénieur-juriste ou à la frontière entre le juridique et la gestion des données (data scientist ou DPO).

Cependant, une appétence pour le digital peut être un plus dans les prochains recrutements car elle est désormais plus valorisée que les soft skills, bien qu’elle demeure en retrait par rapport aux exigences relatives à la formation et à la technique juridique.

Principales compétences attendues chez vos collaborateurs

  • Technique juridique : 26%
  • Connaissances réglementaires : 25%
  • Outils et nouvelles technologies numériques : 24%
  • Relationnel / Management : 20%
  • Autres formations non juridiques : 5%

Accompagnement des talents sur le digital

La formation demeure le premier levier d’accompagnement des talents sur le digital.

Les directions juridiques envisagent ensuite la mobilisation de l’ensemble du service autour du projet digital comme étant le deuxième facteur de succès.

Enfin, la transformation de l’environnement de travail est également importante selon eux. Les répondants concèdent parfois regretter l’existence de silos et le manque de communication.

Contactez-nous

Isabelle de la Gorce

Avocat, Associé, PwC Société d'Avocats

Tel : +33 1 56 57 54 65

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