Dans les systèmes d'information, il est essentiel de distinguer les données référentielles, des données transactionnelles.
Les données référentielles (communément appelées “Master Data”) décrivent des éléments stables et structurants de l'organisation : clients, fournisseurs, articles, etc. Elles servent de socle commun à l’ensemble des processus métiers.
À l’inverse, les données transactionnelles sont générées par les opérations quotidiennes de l’entreprise : une commande, une facture, un paiement ou une livraison. Elles sont dynamiques, temporelles et souvent liées à un événement précis.
Dans le cadre de la facturation électronique, cette distinction est fondamentale car chacune de ces données permettra – outre de renforcer le contrôle interne et la lutte contre la fraude notamment côté fournisseur – sécuriser un aspect distinct de la réforme, ainsi que ses enjeux :
Elle conditionne également la conformité des flux (factures électroniques, e-Reporting, statuts) aux règles de gestion spécifiques, afin d’éviter les rejets techniques.
Au-delà des obligations réglementaires, elle répond aux besoins métiers propres à chaque entreprise. Cela implique d’identifier les cas d’usage, cartographier les données nécessaires et s’assurer de leur bonne intégration.
Enfin, certaines données, bien que non obligatoires, sont attendues par les clients pour faciliter l’intégration des factures (ex. : identifiant d’article). Il est donc important de les identifier et de les intégrer dans les bons champs des formats structurés.
Afin de mener à bien le projet de mise en conformité avec les obligations de facturation électronique et plus spécifiquement sécuriser la qualité et la conformité des données, il est essentiel de suivre les bonnes pratiques suivantes :
Il existe également un certain nombre d’écueils qui doivent être bannis afin d’éviter tout retard dans le projet et minimiser les risques de non-conformité :
De nombreuses entreprises sous-estiment l’importance du projet de facturation électronique, le reléguant derrière d’autres priorités (migration ERP, audits, clôtures, etc.). Cette dépriorisation, souvent liée à un manque de sensibilisation des équipes IT et métiers, entraîne une mobilisation tardive, risquant de compromettre les délais. Par ailleurs, les travaux d’évolution des systèmes sources, comme la création de nouveaux champs, sont souvent perçus à tort comme rapides à mettre en œuvre. Or, les éditeurs étant sollicités par des milliers d’entreprises, ces évolutions peuvent prendre plusieurs mois. Il est donc crucial de sensibiliser les équipes dès maintenant et de planifier les travaux suffisamment en amont pour sécuriser le projet.
En synthèse, il est essentiel de bien comprendre la finalité des travaux autour de la Data, de les anticiper en avance de phase et de mettre en place une feuille de route précise. Vérifier la disponibilité des données dans les formulaires facture, dans les outils. Tester la qualité des données référentielles. Mettre en place une gouvernance opérationnelle efficace autour de la Data pour sécuriser l’analyse de la TVA et anticiper le contrôle fiscal de demain. Par où allez-vous commencer ?