La fonction fiscale connaît une transformation d’une ampleur inédite. Sous la pression croissante des obligations déclaratives, de l’exigence de transparence et du rythme réglementaire, les directions fiscales et financières doivent désormais miser sur une convergence forte entre data, technologie, contrôle interne et pilotage de la performance.
L’enjeu n’est plus seulement d’automatiser des tâches, mais de créer une architecture data robuste permettant de fiabiliser les référentiels, de raccourcir les délais de production, et de sécuriser l’ensemble de la chaîne déclarative. Les directions fiscales cherchent ainsi à s’entourer de nouveaux profils hybrides — data analysts, data scientists, experts en modélisation — capables de transformer la donnée brute en un actif stratégique.
Dans de nombreuses organisations, la direction financière prend désormais la main sur la gouvernance des données, garantissant une approche plus transverse et cohérente. Cet alignement permet :
En 2026, cette dynamique s’intensifie : les organisations les plus avancées sont celles qui parviennent à intégrer la fiscalité dès la conception des modèles analytiques et des processus financiers, évitant le traitement “en silo” encore trop fréquent.
La volatilité économique et la pression sur les marges amènent les directions financières à revoir en profondeur leur manière de piloter la liquidité. Dans ce contexte, la fiscalité revêt un rôle déterminant : bien anticipée, elle permet d’optimiser la trésorerie, de soutenir les choix d’investissement et de renforcer la résilience financière.
Les entreprises qui réussissent sont celles qui intègrent la fiscalité au cœur du cash forecasting, du pilotage du BFR et des arbitrages d’allocation des ressources. Il ne s’agit plus uniquement d’identifier l’impact fiscal ex-post, mais de projeter plusieurs scénarios selon les évolutions réglementaires, sectorielles et macroéconomiques.
Les chiffres sont éloquents :
L’enjeu dépasse la seule conformité : une stratégie fiscale bien maîtrisée devient un levier d’investissement, de stabilité et de compétitivité.
Dans un contexte réglementaire dense, les entreprises cherchent à gagner en efficacité et en agilité. La collaboration Finance–Fiscalité n’est plus un “nice to have” : elle est indispensable pour garantir la fiabilité des contrôles, la rapidité des processus et la capacité d’adaptation face aux évolutions législatives.
De nombreuses organisations engagent des transformations structurelles :
Les chiffres clés confirment cette dynamique :
Cette recherche d’efficacité repose sur un triangle fondamental : standardisation – digitalisation – collaboration. Une gouvernance claire des processus, des outils adaptés et un dialogue fluide entre équipes permettent non seulement de limiter les risques, mais aussi de libérer du temps pour les activités à forte valeur ajoutée, y compris l’analyse stratégique et le conseil interne.
Face à des attentes clients en constante évolution, à la pression concurrentielle et à un environnement réglementaire mouvant, les entreprises doivent aligner leurs décisions financières et fiscales pour construire des business models plus résilients, plus responsables et plus compétitifs.
L’enjeu est double :
Les organisations les plus performantes sont celles qui instaurent une gouvernance unifiée, où le directeur fiscal est associé aux décisions structurantes (investissements, implantation, innovation, pricing, supply chain…). Cet alignement stratégique permet d’anticiper les ruptures, de saisir les opportunités et d’éviter les arbitrages sous-optimaux.
Les chiffres clés confirment l’importance de cet alignement :
En 2026, la convergence Finance–Fiscalité devient un avantage compétitif. Elle permet non seulement de fluidifier les décisions, mais aussi d’inscrire l’entreprise dans une logique de pilotage intégré, orientée vers la performance globale et la création de valeur à long terme.
Directrice Technologies, Transformation & Innovation, PwC Société d'Avocats