Pour comprendre les priorités des directions financières et fiscales pour 2026, nous les avons tout d’abord interrogées comme chaque année sur leur niveau de confiance dans les perspectives de croissance de leur entreprise. Il en ressort un mélange de résilience et d’optimisme.
Résilience à court terme : le niveau de confiance à horizon 1 an reste à peu près stable par rapport à l’année dernière (54 %, – 2 pts vs. 2025) alors que l’on pouvait s’attendre à un décrochage plus net compte tenu de l’instabilité de la situation politique et économique, en France et dans le monde. A moyen terme, nous pouvons lire de l’optimisme, qui se traduit par une hausse du niveau de confiance à horizon 3 ans (70 %, + 3 pts vs. 2025).
Ces résultats traduisent également la prise de conscience des dirigeants financiers que la période d’imprévisibilité que nous vivons n’a plus le caractère exceptionnel que l’on pouvait lui prêter il y a encore un an. C’est le nouveau cadre nominal au sein duquel il faut se mettre en mouvement et trouver des chemins de croissance. Mais une mise en mouvement dans un environnement plus exigeant, notamment en termes de maîtrise des coûts : près de 90 % des répondants à notre enquête prévoient une stabilité voire une baisse de leurs coûts en 2026. Et l’équation est plus délicate qu’il n’y paraît puisque face à cette maîtrise des coûts, il faut d’une part gérer l’accroissement naturel des volumes d’activité financière, et d’autre part mener un certain nombre de projets nécessaires, qu’il s’agisse de transformation ou de conformité – notamment en termes de reporting et de pilotage de la performance.
Ce qui nous amène à l’un des enseignements importants de notre étude : la recherche d’efficience, qui était un thème moins marqué lors des précédentes éditions de l’étude, devient en 2026 une nécessité pour trouver cet équilibre entre croissance naturelle, transformation et maîtrise des coûts.
Nous avons obtenu des résultats convergents pour les grands groupes, les ETI et les PME.
Dans la continuité des années précédentes, le pilotage de la performance et la gestion du cash restent les deux premières priorités, pour guider la croissance de l’entreprise dans un environnement imprévisible.
En revanche, la troisième priorité des directions financières et fiscales pour 2026 est une nouveauté : il s’agit de l’efficacité des processus et de l’organisation – historiquement dans le bas de ce classement au cours des 10 dernières années. Elle intègre le top 3 cette année, pour répondre à trois enjeux forts des directions financières et fiscales :
Face à ces priorités, les ambitions de transformation restent fortes, ainsi que les ressources allouées : 40 % des répondants ont déclaré qu’au moins 10 % du budget 2026 de la direction financière sera dédié à la transformation, et ce malgré la pression sur les coûts. Les principaux projets concernent la modernisation des systèmes d’information, l’optimisation des processus, la réduction des délais de production, l’information financière, et bien sûr l’intelligence artificielle. A l’instar de la Finance, les directions fiscales remontent des feuilles de route très alignées sur ces enjeux de transformation et elles doivent également se positionner de manière volontariste comme un élément moteur dans l’ensemble de ces projets en tant que « business partner » des directions financières et des autres directions clés de l’entreprise.
Lorsque nous zoomons sur l’IA, nous observons que l’exploration se poursuit. 60 % des répondants à notre enquête estiment que l’IA aura un impact fort sur leurs activités. Pour autant, si la majorité des directions financières ont lancé des expérimentations, le passage à l’échelle de processus entiers reste une étape exigeante que peu ont franchie, car elle implique des prérequis importants en termes d’infrastructure, de données ou de gouvernance. Les directions fiscales sont également confrontées à cet enjeu majeur de passage à l’échelle sur l’usage des outils digitaux et en particulier sur l’optimisation de l’usage de l’IA ainsi que sur la nature des profils d’équipe recherchés qui sont plus hybrides que par le passé car également axés en termes d’expertise autour de la data et de la technologie. Les récentes réformes sur le Pilier 2, la facturation électronique et le CbCR public ont de ce point de vue nettement contribué à accélérer les besoins de digitalisation, de maîtrise de la data et de connexion avec les équipes finance ainsi que celles en charge des systèmes d’information.
Ces projets de transformation ont pour objectif d’accompagner l’évolution du rôle des directions financières et fiscales, notamment dans trois dimensions :
1. contribuer à la réinvention des modèles d’affaires ;
2. garantir la confiance des parties prenantes ;
3. conjuguer efficience et attractivité.
Nul doute que la direction financière et la direction fiscale qui sauront développer ces trois rôles deviennent des fonctions créatrices de valeur pour l’entreprise.
Vous pouvez retrouver l’étude complète « Priorités 2026 des directions financières – la finance en mouvement » sur les sites internet de la DFCG et de PwC France et Maghreb, vous y découvrirez :
L’équipe PwC France et Maghreb et la DFCG qui ont réalisé cette étude espèrent qu’elle vous donnera toutes les clés pour penser et mettre en œuvre l’évolution de vos fonctions finance et fiscale.