Les exigences de la fonction fiscale sont rarement formalisées ou intégrées dans la conception du système. La fiscalité est souvent absorbée par les «workstreams» Finance ou Conformité, sans expression de besoins spécifiques, en omettant l’analyse des données nécessaires aux différents travaux de la fonction fiscale.
Les taxes indirectes (TVA, douane, retenues) sont souvent couvertes dans SAP via les processus achats/ventes. Mais les impôts directs, les provisions fiscales, le pilotage du taux effectif d’imposition et la documentation des flux intra-groupe sont absents ou sous-estimés.
Les intégrateurs systèmes traditionnels se concentrent sur des modèles standards, notamment centrés sur la TVA. Peu disposent de consultants spécialisés en capacité d’adresser la diversité des enjeux fiscaux d’un groupe multinational.
Sans gouvernance spécifique, la qualité des données fiscales reste médiocre : champs absents, incohérences, structures non harmonisées entre entités, etc. L’ERP hérite alors des faiblesses du système précédent.
Les processus Finance standards ne couvrent pas les obligations fiscales complexes et localisées. La fiscalité a besoin d’accès à des données transactionnelles précises, souvent non visibles dans les rapports financiers classiques.
Même si S/4HANA offre des capacités puissantes, elles ne se matérialisent que si la fiscalité est explicitement intégrée dans le programme.
La transformation SAP S/4HANA ne doit pas être une simple mise à niveau technologique. C’est l’opportunité d’aligner les processus fiscaux sur les ambitions stratégiques de l’entreprise : automatisation, conformité, performance, transparence.
Mais cela ne peut fonctionner que si la fiscalité :
« La fiscalité intégrée dans SAP S/4HANA, ce n’est pas “nice to have”. C’est un levier clé de création de valeur. »
Nobel Gunes, Associé, Tax Technology